C'est toujours étonant de gagner mais ça fait toujours autant plaisir.
Ce concours des pépins peints est toujours un moment agréable de l'année.
Quelques jours auparavant, j'avais reçu la visite d'une journaliste de nord éclair dont voici l'article:
BOIRY-BECQUERELLE : Le fabuleux dessein des parapluies peints
Éric Denudt ne risque pas de croiser dans la rue des parapluies comme les siens et ceux de ses enfants.
Depuis six ans, des artistes de la région transforment de simples parapluies en véritables oeuvres d'art. Une manière de conjurer le mauvais temps à grands coups de pinceau.
Et de démocratiser cette nouvelle pratique picturale à travers l'ensemble du territoire.
CÉLINE DEBETTE > celine.debette@nordeclair.fr
Cela fait près de 30 ans qu'Éric Denudt fait de la peinture. Sur toile essentiellement. Mais aussi sur des guitares et sur divers objets, en terre cuite ou de récupération. Alors, quand en 2004, il découvre la petite annonce de lancement d'un concours de pépins peints à Boiry-Becquerelle, ça a tout de suite fait tilt. « Je me suis dit, pourquoi pas ? Ça permet d'essayer de nouvelles choses et de changer de technique », raconte l'artiste et professeur d'arts plastiques dans un collège de Béthune.
Pourtant, le parapluie n'est pas un support facile à dompter ! Il est même plutôt revêche. D'abord parce qu'une fois déployé, « c'est encombrant » et qu'il faut donc parvenir à bien le caler. Ensuite parce qu'il n'est pas évident de créer une unité entre chaque pan de la toile à baleines.
Et enfin en raison de son tissu imperméable qui ne permet pas d'utiliser n'importe quel type de peinture. « Pour le premier modèle, j'ai utilisé la peinture à l'huile, avec laquelle on peut davantage jouer sur les nuances de couleurs. Le problème c'est qu'au fil du temps, à force d'être pliée et dépliée, elle s'écaille », atteste Éric Denudt. C'est pourquoi il opte désormais pour l'acrylique, beaucoup plus résistante.
Sur les baleines, la plage...
Le parapluie qu'il compte présenter au concours ce dimanche n'est, certes, pas encore terminé, mais il est déjà bien avancé. « J'ai commencé par recouvrir la toile blanche avec un fond vert sur lequel j'ajoute peu à peu mes éléments pour raconter une histoire. » Le thème imposé cette année, « Mon parapluie me fait rêver », lui a inspiré une journée à la plage. « C'est pour conjurer le mauvais sort après l'été désastreux que nous avons eu », s'amuse-t-il.
C'est d'ailleurs l'état d'esprit dans lequel a été créé cet événement pour le moins original. « On dit bien "Après la pluie, le beau temps". Ce dicton est représentatif de la nature optimiste des Ch'tis », souligne Michel Lemieuvre, le président de l'association des Pépins peints et instigateur de cette pratique picturale née en 2002. Tout a commencé avec une animation organisée durant la ducasse de Boiry-Becquerelle - un petit village de 429 âmes niché entre Arras et Bapaume - consistant à décorer des parapluies. L'opération connaît un tel succès que, trois ans plus tard, elle est déclinée autour de la peinture.
Si la première édition n'a rassemblé qu'une petite dizaine de participants, ce sont désormais 36 artistes débutants, amateurs et confirmés qui se prêtent au jeu. Sans compter la vingtaine d'enfants et d'élèves de collèges alentour. « Ce concours est ouvert à tout le monde », insiste Michel Lemieuvre dont l'ambition est de développer cette discipline à travers la région tout entière. Si bien qu'il n'hésite pas à parcourir régulièrement le territoire afin de promouvoir les oeuvres des artistes : de Caudry à Montigny-en-Cambrésis en passant par Arras. Et même Lille... « Quelques parapluies sont actuellement exposés dans la vitrine de Jackie G, un coiffeur de la rue Gambetta, se réjouit-il. Beaucoup de clients lui ont déjà demandé s'ils étaient à vendre. C'est la preuve que ça interpelle ! »
La parade des parapluies
Pour marquer le coup ce dimanche, l'association a décidé de réaliser, vers 15 heures, la plus longue chaîne de pépins peints avant la traditionnelle remise des prix. Un événement qu'Éric Denudt attend avec impatience. « Lorsqu'ils sont disposés les uns à côté des autres, l'effet est étonnant. » « Nous allons former un magnifique arc-en-ciel », renchérit le président de l'association. Une jolie manière de faire un pied de nez à la grisaille du ciel et de redonner le sourire aux petits et aux grands avant la rentrée.w
Les rédactions de Nord Eclair
http://www.nordeclair.fr/
Et de démocratiser cette nouvelle pratique picturale à travers l'ensemble du territoire.
CÉLINE DEBETTE > celine.debette@nordeclair.fr
Cela fait près de 30 ans qu'Éric Denudt fait de la peinture. Sur toile essentiellement. Mais aussi sur des guitares et sur divers objets, en terre cuite ou de récupération. Alors, quand en 2004, il découvre la petite annonce de lancement d'un concours de pépins peints à Boiry-Becquerelle, ça a tout de suite fait tilt. « Je me suis dit, pourquoi pas ? Ça permet d'essayer de nouvelles choses et de changer de technique », raconte l'artiste et professeur d'arts plastiques dans un collège de Béthune.
Pourtant, le parapluie n'est pas un support facile à dompter ! Il est même plutôt revêche. D'abord parce qu'une fois déployé, « c'est encombrant » et qu'il faut donc parvenir à bien le caler. Ensuite parce qu'il n'est pas évident de créer une unité entre chaque pan de la toile à baleines.
Et enfin en raison de son tissu imperméable qui ne permet pas d'utiliser n'importe quel type de peinture. « Pour le premier modèle, j'ai utilisé la peinture à l'huile, avec laquelle on peut davantage jouer sur les nuances de couleurs. Le problème c'est qu'au fil du temps, à force d'être pliée et dépliée, elle s'écaille », atteste Éric Denudt. C'est pourquoi il opte désormais pour l'acrylique, beaucoup plus résistante.
Sur les baleines, la plage...
Le parapluie qu'il compte présenter au concours ce dimanche n'est, certes, pas encore terminé, mais il est déjà bien avancé. « J'ai commencé par recouvrir la toile blanche avec un fond vert sur lequel j'ajoute peu à peu mes éléments pour raconter une histoire. » Le thème imposé cette année, « Mon parapluie me fait rêver », lui a inspiré une journée à la plage. « C'est pour conjurer le mauvais sort après l'été désastreux que nous avons eu », s'amuse-t-il.
C'est d'ailleurs l'état d'esprit dans lequel a été créé cet événement pour le moins original. « On dit bien "Après la pluie, le beau temps". Ce dicton est représentatif de la nature optimiste des Ch'tis », souligne Michel Lemieuvre, le président de l'association des Pépins peints et instigateur de cette pratique picturale née en 2002. Tout a commencé avec une animation organisée durant la ducasse de Boiry-Becquerelle - un petit village de 429 âmes niché entre Arras et Bapaume - consistant à décorer des parapluies. L'opération connaît un tel succès que, trois ans plus tard, elle est déclinée autour de la peinture.
Si la première édition n'a rassemblé qu'une petite dizaine de participants, ce sont désormais 36 artistes débutants, amateurs et confirmés qui se prêtent au jeu. Sans compter la vingtaine d'enfants et d'élèves de collèges alentour. « Ce concours est ouvert à tout le monde », insiste Michel Lemieuvre dont l'ambition est de développer cette discipline à travers la région tout entière. Si bien qu'il n'hésite pas à parcourir régulièrement le territoire afin de promouvoir les oeuvres des artistes : de Caudry à Montigny-en-Cambrésis en passant par Arras. Et même Lille... « Quelques parapluies sont actuellement exposés dans la vitrine de Jackie G, un coiffeur de la rue Gambetta, se réjouit-il. Beaucoup de clients lui ont déjà demandé s'ils étaient à vendre. C'est la preuve que ça interpelle ! »
La parade des parapluies
Pour marquer le coup ce dimanche, l'association a décidé de réaliser, vers 15 heures, la plus longue chaîne de pépins peints avant la traditionnelle remise des prix. Un événement qu'Éric Denudt attend avec impatience. « Lorsqu'ils sont disposés les uns à côté des autres, l'effet est étonnant. » « Nous allons former un magnifique arc-en-ciel », renchérit le président de l'association. Une jolie manière de faire un pied de nez à la grisaille du ciel et de redonner le sourire aux petits et aux grands avant la rentrée.w
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